Exercices d'écritures pour adultes Homophobie

Julien, toi qui préfère les hommes, Caroline Gréco

Volet homophobie

Julientoiquiprefereleshommes

Résumé
Caroline Gréco, dans ce livre, témoigne de son propre cheminement par rapport à Julien, son fils homosexuel. Par amour pour lui, elle va accepter de se remettre en cause par rapport au malaise que cela lui cause ainsi qu’au père de Julien, qui dans un premier temps, niera la réalité. Des questions se poseront : est-ce de notre faute ? Peut-on en parler ? A qui ? Comment aider notre fils ? Des préjugés tomberont avec la rencontre des amis de Julien, la découverte de leur histoire, des lectures… Ce récit montre aussi que ce n’est pas facile non plus pour les parents d’homosexuels, qu’eux aussi, peuvent se sentir différents et doivent combattre l’ignorance et l’intolérance.

Extrait
Impossible d’en parler autour de moi. J’ai fait de timides essais avec quelques amis choisis, qui me paraissaient ouverts. Je n’ai pas parlé directement de Julien, cela m’était impossible. J’ai orienté la conversation sur l’homosexualité. Je me suis bien vite rendue compte que je m’étais trompée de route. La première personne m’a déclaré n’avoir jamais eu à faire avec des « gens de ce genre » et que le sujet ne l’intéressait pas. Le deuxième ami a pris un air dégoûté et m’a répondu que les homosexuels étaient des détraqués, des malades, qu’il y en avait de plus en plus, signe que notre société n’allait pas bien et que, si par malheur un de ses fils « tournait mal », il le renierait sur le champ et le considérerait comme mort. Cela m’a laissée perplexe. Le problème était là, et il me fallait comprendre pour trouver une certaine paix, mais je tournais en rond. Je passais par des moments de grosse déprime, puis je me révoltais devant ce que je croyais être une grande injustice. Pourquoi cela chez nous ? L’homosexualité de Julien était devenue pour moi une idée fixe, j’y pensais constamment. Je voyais des homosexuels partout, les couples d’hommes me fascinaient, mon regard ne les lâchait plus, je me mettais en position de voyeur et je pensais à mon fils : comment est-il lorsqu’il est avec un copain ? Est-ce que son comportement change ? Reste-t-il le garçon simple, drôle et sympathique que je connais ou bien ses manières changent-elles ? Devient-il efféminé? Dans sa voix ? Dans ses gestes ? Où est le vrai Julien ? Joue-t-il un rôle, celui de l’enfant que nous désirons qu’il soit, lorsqu’il est à la maison ? Et quand il drague… Oh non, c’était trop dur !

Consigne d’écriture I
Caroline Gréco, déçue par la réaction négative de ses amis, se connecte sur un Forum au service des parents d’enfants gays. Là, elle peut enfin s’exprimer librement, et poser des questions de façon anonyme.
Formuler cinq questions rédigées par Caroline et imaginer les réponses des internautes.
Minimum 350, maximum 500 mots.

Consigne d’écriture II
Julien invite sa mère Caroline à une soirée pour célébrer le dix-huitième anniversaire de
Thomas, un de ses copains. Caroline se retrouve parmi une vingtaine de jeunes gays où elle passe une fabuleuse soirée. Là, elle observe son fils et ses amis.
De retour à la maison, elle décrit dans son journal la soirée en détail.
Essai à la première personne.
Minimum 450, maximum 700 mots.

Consigne d’écriture III
Après la parution de Julien, toi qui préfères les hommes, Caroline Gréco organise le lancement de son livre dans une librairie. Lors de la soirée, son ami qui avait réagi le plus violemment, l’aborde. Il lui explique que sa position a changé après avoir découvert que l’un de ses fils était gay.
Dialogue entre Caroline et son ami.
Minimum 450, maximum 700 mots.

Consigne d’écriture IV
Caroline reçoit une lettre d’une amie qui est en train de divorcer son mari. Après un long combat intérieur, l’amie finalement accepte son identité sexuelle : elle est lesbienne. Recréer la conversation entre les deux femmes.
Minimum 450, maximum 700 mots.

Consigne d’écriture V
Encouragé par le livre de sa mère et impressionné par son talent d’écrivain, Jean-Marc prend la décision de devenir un écrivain. Imaginer la lettre, écrite à sa mère, dans laquelle Jean-Marc explique sa décision.
Minimum 450, maximum 700 mots.

 

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