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Jeux de mots

Description

Concours d’écriture pour les étudiants du secondaire
En français et en anglais (français et anglais langue maternelle ou langue seconde)
Réalisé de 2003 à 2009
Prix pour les gagnants

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Les lipogrammes sont une forme d’œuvre-jeu littéraire où l’on s’astreint à ne pas faire figurer une ou plusieurs lettre(s) de l’alphabet. Le plus célèbre des lipogrammes est sans conteste La disparition (1969) de Georges Perec : ce roman de 300 pages ne contient pas un seul e.

La Fondation Metropolis bleu a lancé le concours de lipogrammes en 2003 dans les écoles secondaires du Québec. Ce concours s’est tenu pendant sept ans et un total d’environ 4000 étudiants y ont participé. Le concours de lipogrammes était ouvert aux écoles secondaires francophones et anglophones du Québec ainsi qu’aux étudiants ayant le français ou l’anglais comme langue seconde. Les participants devaient relever un défi littéraire qui consistait à écrire un court texte ou un poème (5 à 10 lignes), et ce, sans se servir de la lettre e.

Le concours de lipogrammes faisait partie du programme Télélittérature (série d’ateliers d’écriture en ligne dirigés par des auteurs connus) également produit par la Fondation Metropolis bleu. Ce projet avait pour but d’enrichir la vie éducative et culturelle des étudiants situés en région et de promouvoir la littérature québécoise, de stimuler l’imagination des étudiants à l’aide d’exercices de création littéraire et de développer un projet unique et pédagogique avec l’aide d’internet. Parmi les auteurs ayant participé à ce programme, on peut mentionner, entre autres, J.R Carpenter, Kaie Kellough, Catherine Kidd, André Lemelin, Geneviève Letarte et Stanley Péan.

 

Les prix du concours de lipogrammes

Un montant total de 700 $ était offert pour les trois premiers prix du concours de lipogrammes ainsi que six billets gratuits pour une journée complète d’ateliers d’écriture au programme littéraire étudiant se déroulant chaque année au Festival littéraire international de Montréal Metropolis bleu. Le gagnant et sa classe bénéficiaient également d’un abonnement au magazine Entre les lignes accompagné d’une entrevue-reportage avec publication du texte gagnant dans l’édition de septembre de ce même magazine. Bell, commanditaire du programme, offrait également un téléphone cellulaire au lauréat.

Gagnants des concours

1er prix 2009

William Alassane N’Gom,Collège Jean-de-Brébeuf
Enseignante : Christiane Léaud

Chant du soir

Nous marchions, nous suivions la voix, nous avancions dans la nuit.
Un chant assourdissant rodait dans l’air, l’air rafraîchissant du nord.
On distinguait un chant d’amour, un chant doux, profond.
L’illusion nous charmait.

Commentaire du jury :
Le concours de lipogrammes de la Fondation Metropolis bleu 2008-2009 était ouvert pour les étudiants de tous les niveaux des écoles secondaires du Québec. C’est le poème de William Alassane N’Gom, étudiant de secondaire I, qui a été retenu comme meilleur texte dans le cadre de ce concours. Dans Chant du soir, William Alassane réussit dans une forme brève à faire voyager ses lecteurs. Son texte est clair, concis et poétique. Il a réussit tout un exploit car on ne ressent absolument pas la contrainte imposée : écrire un texte sans la lettre e.

 

1er prix 2008

Guillaume Bernard,Collège Saint-Anne de la Pocatière
Enseignante : Louise Chamberland

Par un jour blanc
Un original au long poil doux
Gambadait dans un grand jardin
Quand un lutin roux lui offrit un gland mûr
L’original l’avala tout rond
Puis disparut pour toujours
Dans un grand brouillard blanc.

 

1er prix 2007

Julia Harguindey,École Joseph-François-Perrault
Enseignante : Isabelle Aubé

Julián

Sans s’affaiblir, Julián voguait à bord d’un canot moisi. Il fallait fuir à tout prix, partir loin du sol cubain. Sans un rond dans son sac mais muni d’un sang-froid inouï, il avait disparu un jour, ni vu ni connu. Il avait promis un futur brillant à son bambin qui dormait blotti, amaigri par la faim. Il lui offrirait un paradis sans soucis ni chagrin. Mais, pour l’instant, il luttait pour fuir la mort qui planait dans l’air. La fin approchait à grands pas; sans provisions, la situation s’aggravait. Soudain, un littoral flou surgit à l’horizon. Julián brandit un chiffon blanc, puis l’agita, saisissant ainsi l’occasion d’aboutir à bon port. Au nord, Miami scintillait. Il accosta trois jours plus tard, cajolant son fils mort. Julián avait pourtant promis…